02 avril 2009
Cryostasis
J'avais entendu parler de ce jeu avant, mais il ne paraissait vraiment pas attrayant, Un mauvais FPS russe de plus, banal. Surtout que l'équipe le développant n'avait sorti qu'un seul jeu, le pas très glorieux Vivisector...
Mais le mois dernier, j'ai lu par hasard le test de Gamekult qui en disait beaucoup de bien. D'autant que certains concepts du jeu étaient très proches d'idées développées et abandonnées durant la gestation du mod Inferences.
En fait Cryostasis est un très bon jeu si vous aimez tout ce qui est plus poétique et à forte ambiance que la majeure partie de jeux.
C'est une sorte de jeu d'action parsemé de puzzle qui se déroule sur un brise-glace russe prisonnier de la banquise dans les années soixante, le joueur incarne un scientifique qui vient à bord alors que tous les marins semblent morts.
Les choses qui fâchent tout d'abord: le jeu est totalement linéaire et il y a quelques autres problèmes, comme une mauvaise IA et une optimisation pitoyable.
Les combats ne sont pas particulièrement intéressants non plus, justement à cause de l'IA et du framerate. Cependant, ils mettent une certaine pression sur le joueur: bien que les ennemies n'attaquent jamais à plus de trois simultanément (pour ne pas complètement tuer le framerate...), les armes sont vieilles et lentes, il n'y a pas de viseur classique et l'on doit utiliser l'ironsight, donc épauler et prendre son temps avant de tirer. Ceci combiner à des environnements étroits et des ennemies rapidement sur le joueur rend les combats assez stressant et rappelle Condenmed (surtout au début avec les armes de corps à corps).
Mais contrairement à l'efficace jeu de Monolyte, les armes sont d'une imprécisions qui frise parfois le ridicule. Néanmoins, l'équilibre précaire entre qualités et défauts de gameplay donne finalement lieu à des affrontements pas si mauvais et en phase avec ce que les développeurs ont voulu faire ressentir durant le jeu.
Maintenant les bons points: Cryostasis est bâti sur une double intrigue plutôt efficace, d'une part l'histoire d'une tribu racontée lorsque l'on trouve les pages d'un carnet à dessins, d'autre part le joueur va découvrir ce qui est arrivé sur le bateau et à son équipage. Mais le jeu utilise un système de flashback original pour cela: lorsque l'on trouve des cadavres de marins, on peut revivre les derniers instants de leurs vies et ainsi modifier le passé en les sauvant.
En conséquence le présent est lui aussi modifié, libérant les accès pour continuer l'aventure. C'est un peu l'idée qu'ont en commun Cryostasis et les premiers game-concepts d'Inférences (pour mon grand malheur, moi qui pensais faire original:) mais j'ai d'autres cartes dans mon jeu...). Cela marche très bien, étant très immersif et apportant une grande variété de situations, bien plus intéressant que lorsque l'on est seulement spectateur de l'histoire.
Un autre bon point est l'ambiance oppressive de l'environnement, qui est loin d'être aussi répétitif que ce que l'on pourrait craindre sachant que tout le jeu se passe dans un brise-glace congelé. Les sons, les lumières, l'atmosphère très travaillée ainsi que les aspects métaphoriques de l'histoire produisent une alchimie rare dans les productions vidéo-ludiques.
Le côté oppressif est renforcé par un autre système de jeu, le froid. Tout au long du jeu, le joueur doit chercher des sources de chaleur, comme des lampes ou des générateurs à activer pour pouvoir ce réchauffer sous peine de ne pouvoir se mouvoir rapidement et d'être trop faible pour se défendre durant les combats. Cela apporte un aspect tactique bienvenue.
Cryostasis n'est donc pas exempt de défauts et peut apparaitre comme un jeu des plus commun si l'on ne se base que sur les screenshots, mais c'est en fait une des meilleures expériences auxquelles j'ai joué depuis Portal ou plus récemment Silent Hill 3 (oui je sais chu en retard pour SH3...).
Il rappelle d'ailleurs parfois les Silent Hill par son ambiance ou le design des personnages. Les combats font eux penser à Condenmed, tandis que l'on pourrait le rapprocher de Portal en tant qu'expérience originale bien que prenant inspiration de nombreux autres jeux ou films. Il n'en est pas moins tout à fait rafraichissant et mémorable contrairement à la majorité des FPS sortis.
Alors je vous conseille vivement de l'acheter, l'équipe russe derrière ce jeu méritant amplement d'être remercié.
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I heard about this game before, but it didn't seem realy interesting: one more bad commun russian FPS,
especially when you know what the devteam did before, the nasty Vivisector...
But last month, I fortunatly read the Gamekult's test, so I try to get the game because they say it was good. Moreover some game-concepts were close to ideas developped and abandonned for Inferences mod during conception phase.
In fact, Cryostasis is a very good game if you like what is more atmospheric and poetic than classic game.
It's a kind of action/puzzle game taking place in a russian icebreaker prisonner of the frost in the 60's, the player incarn a scientist comming onboard while the seamen seem all dead.
First the bad points: the game is totally linear and there're some other issues, like a bad AI, a very bad optimization and fights not particulary interesting or fun because of the AI and framerate.
However they put the player under pressure: not a lot of ennemies at the same time (to don't kill totaly the framerate...), but old and slow weapons without sight (at the begining it hand weapons) reminding Condenmed. But it's not as efficient as Monolith's game: fire weapons are really too unprecise, such a point that sometime it's ridiculous to miss.
So you have to take you time before fire, using the ironsight and as the environments are very close, ennemies are quickly on you, so it's can be stressfull and in a certain way a good gameplay.
Well, maybe not good, but it's a good equipoise beetween the qualities and defaults and at least that work and provide sometime fear and pleasure to be succesfull.
Now the good point: Cryostasis have a story divide into two main line, the player comming on the icebreaker wich try to understand what happened to the crew, and a strange tribal story told when you found drawing cards in the boat.
The game use an interesting flashback mecanism when you found a corpses, you can play the last moments of life of the seamen, and save them from die. Modifying the past help to unlock the path in the present to continue the adventure. This is the idea wish look like Inferences first concepts and it's totaly immersive, allowing various situations realy more interesting than only being spectator of the story.
Another good thing is the atmosphere, very oppressive and not so repeatitive that you can thing when you know all the game take place in a boat. Ice sounds, machinery, lights and fog provide good feelings as do some metaphoric story aspects, too rare in the game production.
The oppressive aspect is strengthened with the other main gameplay system: the cold. Player must found heat sources, like lights or generators and activate its to increase its temperature, else he go weak in combat and move slowly. This side bring some tactic to the game and is welcome.
Cryostasis maybe have big defaults and appear like a commun game if you just look at the screenshots,
but it's one of the best experience I played since Portal or Silent Hill 3 (yes I discovered SH3 late...).
It remind sometime Silent hill ambiance and caracter design, Condenmed fights, Portal singularity and many other game or movies, but it's a fresh and memorable game unlike the most FPS released.
So do not hesitate to buy it, the russian guys behind it must be thanked.
22 février 2009
Magma a 40ans
Samedi dernier au Casino de Paris, j'ai eu le plaisir d'assister en bonne compagnie à la 3ème soirée de concerts de Magma, pour leurs 40 ans de carrière.
L'arrivée de Jannick Top et son groupe, avec en guest Klaus Blasquiz laissait augurer une bonne première partie, jusqu'à ce qu'ils commencent Infernal Machina...
Au risque d'en froisser certains, ce morceau est tout juste moyen, bien loin de ce qu'on pourrai attendre d'un Jannick top qui a autrefois signé le mythique Defutura, dont un passage d'Infernal Machina est tiré (copier/coller oserai-je dire ?). A part l'intro bien sympa avec Top au violoncelle et d'autres passages eux aussi agréables mais qui viennent tout droit de titres de Magma, ce morceau souffre d'un gros manque d'originalité. Les gros riffs de guitares qui semblent venir d'un mauvais hardrock et la chanteuse (lors du concert) qui en faisait vraiment trop niveau gestuel et vestimentaire, le desserve vraiment à mon goût.
Enfin, je n'aurai pas autant été déçu si le son avait été moins saturé, et surtout la visibilité meilleure. Vraiment hallucinant d'être assis sur un strapontin aussi inconfortable et de devoir se pencher d'un coté ou de l'autre pour y voir quelque chose, quand on pait 40 euros, surtout dans un établissement prestigieux...
Enfin, tout ceci c'est bien amélioré avec l'arrivée de Magma, bien en forme et qui nous ont gâté avec un sacré bon morceau inédit en intro, superbe. Suivi en plat de résistance d'une sorte de mixture Hhaï/Emehnteht-Re/Zombies. On remarque au passage que la formation actuelle a vu s'éclipser Antoine Paganotti et sa soeur Himiko pour accueillir un Hervé Aknin impressionnant. Deux nouveaux aussi aux claviers, Bruno Ruder et Benoit Alziary au vibraphone (qu'on aurait aimer entendre mieux) après le départ d'Emmanuel Borghi. Je remarque aussi que James MacGaw à pris une certaine maturité et assurance depuis ses débuts chez les Cobaïens, les autres piliers étant toujours aussi efficaces.
Enfin pour terminer en apothéose, le groupe de la première partie, Top, Klaus et leurs compères reviennent sur scène avec Magma pour nous achever sur...Defutura !!
Ça y est, après dix ans que je les connais et presque autant de concerts, mes vœux sont exaucés: ils ont joué le monstrueux morceaux en live.
Voila au final superbe soirée de saint Valentin.
J'ai trouvé une vidéo du concert et pour ceux qui connaissent pas Magma, quasiment tous les albums officiels sont disponibles sur Deezer.
30 janvier 2009
Art'inférents bis
Un artwork de plus pour le mod Inférences sur lequel j'ai passé beaucoup plus de temps que prévu mais qui reflète plutôt bien ce que j'imaginais.
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A new artwork for Inférences mod on which I spent much more time than expected but it's quite like I imagined it.
26 janvier 2009
Piscine abandonnée - Abandoned swimming pool
Un lieu insolite perdu dans les Alpes que nous avons visité et pris en photo, moi et ma chère tendre pendant les fêtes de noël. Plutôt étonnant de tomber sur une piscine olympique aux portes du parc des Ecrins, d'autant que pas mal de matériel y a été laissé, comme si cette piscine avait été le théâtre d'un sombre évènement et que personne ne désirait plus y aller...J'imagine que l'on y ressent un peu la même chose qu'en parcourant Prypiat, le danger des radiations en moins, enfin j'espère :)
Les photos sont visionables sur Flickr.
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An
unusual place lost in the Alps that we have been visited and
photographed me and my sweat lady during the Christmas holidays.
Rather surprising to find an olympic swimming pool at the gates of the Ecrins park, especially since a lot of material was left, as if the
pool had been the scene of a somber event and nobody want to go back there ..
. I guess we feels something like travelling through Prypiat, without the danger of
radiation, I hope :)
The photos are viewable on Flickr.
26 novembre 2008
Art'inférents
Voici les deux premiers conceptArts pour Inférences, le mod que je suis en train de prototyper. Ils inaugurent l'heureuse acquisition d'une tablette graphique et permettent de concrétiser un peu plus mes idées et l'orientation graphique que pourra prendre ce travail. Malgrès mon inexpérience en peinture numérique, j'espère que vous apprècirez mes petits croquis scannés puis embélis sous Photoshop.
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This is the first conceptArts for Inferences mod I'm currently prototyping. They inaugurate the happy acquisition of a tablet and allow to feel a little more my ideas and graphic orientation for the mod. Despite my inexperience in digital painting, I hope you'll enjoy my little sketches scanned and then embellished in Photoshop.
28 septembre 2008
Chamanes d'Amazonie
Le 25 septembre dernier, Jeremy Narby a donné une conférence particulièrement intéressante sur son expérience auprès des indiens d'Amazonie péruvienne, à l'occasion de la sortie de Plantes et chamanisme co-écrit avec Jan Kounen et Vincent Ravalec.
Anthropologue, Jeremy Narby est parti en 1984 à la rencontre des indiens pour essayer d'endiguer l'exploitation outrancière de leur environnement par les grandes compagnies industrielles en démontrant qu'ils utilisaient leurs ressources de manière "rationnelle". Sa riche expérience après des peuples amazones et en particulier des chamanes élargit considérablement sa vision de la réalité, replaçant son ego d'être humain à l'échelle qui convient pour être capable d'écouter.
S'il est évident que nous ne sommes que des grains de poussière au sein de l'univers, nous l'oublions facilement, n'hésitant pas à nous octroyer le droit d'utiliser sans respect les ressources, animales, végétales ou minérales de notre monde. Allant jusqu'à les faire disparaitre négligemment pour notre propre confort. La majorité des scientifiques accordent tellement d'importance à l'analyse rationnelle, mathématique et empirique que les connaissances ancestrales des peuples vivant en harmonies avec la nature sont pillés et rabaissées au rang de superstitions sans importance. Ce qui arrange bien les industriels et les politiques pour justifier un mode de vie égoïste propice à l'expansion de la société de consommation, au prix de la destruction de notre environnement.
Nous avons beaucoup de choses à apprendre, sur nous même, sur notre monde et cette conférence fut une très bonne occasion d'écouter certaines leçons importantes des Amazones, rapportées et interprétées avec brio par Jeremy Narby.
Quelques extraits ci-dessous en provenance de l'INREES:
"Un jeune anthropologue face aux connaissances des indiens"
"Sa première expérience avec l'ayahuasca"
"Qu'est-ce que le chamanisme ?"
02 septembre 2008
Un été radioactif
Voici un petit aperçue des accidents nucléaires qui ont touché l'Europe cet été, ou en tout cas, des problèmes qui ont été rendus public...
Aller j'en profite pour rappeler qu'au fond des mers gisent des milliers de conteneurs prévus pour être imperméables à la radioactivité pendant un siècle ou deux quand les déchets sont nocifs pendant des centaines de milliers d'années, ou encore que la France a condamné la Polynésie à devenir une véritable décharge radioactive avec ses essaies de bombes.
Le nucléaire c'est bien, c'est propre, c'est l'avenir !
"En Belgique, un accident de niveau 3 s'est produit le 24 août à
l'Institut des radioéléments (IRE) de Fleurus. Comme d'habitude dès qu'il s'agit
de nucléaire, l'alerte a été donnée en retard, les conséquences ont d'abord été
minimisées par l'Agence fédérale belge de Contrôle nucléaire (AFCN), mais on
apprend aujourd'hui que la fuite radioactive est plus importante qu'annoncé au
départ et que la consommation des légumes du jardin et du lait est maintenant
interdite, en attendant peut-être de nouvelles révélations...
En
Espagne, un important incendie s'est déclaré, le 24 août aussi, à la
centrale nucléaire Vandellos II (Catalogne) qui est arrêtée depuis. Une
trentaine d'incidents ont eu lieu depuis le début de l'année dans les centrales
espagnoles. En avril dernier, on a appris qu'une fuite radioactive avait eu lieu
6 mois plus tôt (!) à la centrale d’Asco I (Catalogne) dont l'exploitant encourt
de lourdes sanctions.
En Allemagne à Asse, la population a appris
fin juin qu'une contamination de grande ampleur était en cours depuis des
années dans une mine de sel ou 126 000 fûts de déchets nucléaires ont été
stockés. La mine était présentée comme 'stable depuis 70 millions d'années' et
'quasi-imperméable', mais les déchets baignent aujourd'hui dans un véritable lac
souterrain dont la contamination menace de grandes nappes
phréatiques.
En Autriche, un incident s'est produit dans la nuit
du 2 au 3 août dans les laboratoires de l'Agence internationale de
l'énergie atomique (AIEA), à 35 km de Vienne. Ce n'est que par chance qu'un
accident grave n'a pas eu lieu.
En Ukraine, une fuite d'eau
radioactive a provoqué l'arrêt d'un réacteur à la centrale nucléaire de Rivné
(ouest de l'Ukraine) le 10 juin.
En Slovénie, une fuite
radioactive le 4 juin à la centrale nucléaire de Krsko a entraîné une
alerte européenne (les 26 autres pays de l'Union ont été contactés en urgence)
avant que la gravité de la situation ne soit minimisée, sans que personne ne
sache vraiment ce qui s'était passé.
La France, enfin, a été frappée cet été par de multiples incidents à la
Socatri-Areva (Bollène, Vaucluse ; grave fuite d'uranium le 7 juillet), à
la FBFC-Areva (Romans-sur-Isère, Drôme ; découverte le 18 juillet de
contaminations par une canalisation rompue depuis des années), à la Centrale
nucléaire EDF du TricastinSt-Alban (Isère ; 15 salariés contaminés le 20 juillet), à
nouveau à la Socatri-Areva (aveu le 6 août de rejets illégaux depuis des
semaines de carbone 14 radioactif) et à la Comurhex-Areva (Pierrelatte,
Drôme ; aveu le 21 août de contaminations par une canalisation rompue elle aussi
depuis des années)."
Sources : http://www.sortirdunucleaire.org/
17 août 2008
Volte !
Ce n'est pas parce qu'il y a pire ailleurs que l'on doit accepter ce qui est mauvais ici.
Phrase que j'ai souvent répété pour opposer les volontés vivaces aux grandes forces de l'immobilité et de l'inaction. Petit geste presque dérisoire (mais tout geste, aussi insignifiant soit-il, a son utilité) face à l'énergie déferlant de La Zone du Dehors, qui entraine le lecteur dans le flux du mouvement, du questionnement, de la remise en cause d'un système dont nous, rouages se formatant, se laissant formater, consolidons chaque jour la stabilité pharaonique.
Ainsi 2008 fut pour moi l'année littéraire Damasio, avec la découverte de La Horde du Contrevent. Magnifique aventure philosophique et combat où se déchainent les forces de la nature et des hommes, resserrant ainsi les liens d'un groupe d'êtres qui obstinément s'efforcent d'avancer à contrecourant, pour vivre la vie brute et rocailleuse, pour vivre pleinement.
Le livre a rejoins directement mes romans favoris, et là, je termine à peine La Zone du Dehors. Que dire?
Ce Alain Damasio a encore monté dans mon estime. S'il n'est peut être pas aussi riche que La Horde en termes de délires d'écriture (bien que l'on perçoit déjà les prémisses du système de récit multi points de vue, avec le signe > pour signaler le changement de personnage et le style d'écriture qui s'adapte par exemple), ce livre n'en reste pas moins un concentré bouillonnant et corrosif pour les pouvoirs en place. Il est clair, comme le précise l'auteur dans le postface, que la société démocratique extrême qui y est décrite n'est presque plus le fruit d'une pensé visionnaire (l'écriture du roman à commencé en 1992, sorti en 2001, puis en 2007), mais plutôt le reflet de ce qui aujourd'hui existe déjà à peu de chose près sous la même forme.
Un électrochoc qui nous entraine dans sa vibration avec poésie et fraicheur, qui donne du courage à toute personnes un temps soit peu critique et sensible à se qui se passe autour, dans le dehors de nos vie confortable. Nous aidant à garder les yeux grand ouvert et ne pas les détourner comme l'habitude nous force à le faire quand on ne veux pas s'avouer qu'ils sont fermés.
Voila ce que ce livre peut apporter, alors c'est bien un grand livre.
10 août 2008
Les acteurs
Une société de machines esclaves gouvernés par des comédiens.
Il suffit de regarder à quel point les campagnes électorales ressemblent aux campagnes promotionnelles de films ou d'albums de musique, comment à chaque débat politique ce ne sont pas tant les idées qui sont misent en avant et critiquées mais la manière dont elles sont présentées, pour ce rendre compte de la réalité de cette vision.
Etre un haut politique aujourd'hui c'est savoir séduire, faire entendre ce que le peuple veut entendre, soigner son image, se vendre comme étant le meilleur produit, le meilleur choix. Mais quel choix quand deux ans avant les présidentielles, on sait quels seront les deux "finalistes" : ceux dont la campagne publicitaire est la plus précoce, la plus couteuse.
Ce qui apparait du gouvernement, ce qui est mis en lumière, c'est une longue série télé avec ses moments forts, ses drames, ses rebondissements et dont les acteurs n'ont qu'un but directement visible, nous convaincre que ce qu'ils disent est vrai, qu'ils sont bien les personnages qu'ils incarnent et que d'une manière ou d'une autre, ils font les meilleurs choix pour le pays, pour nous.
Schwarzenegger est un bon exemple, l'acteur devenue politicien, Tapie est lui allé dans l'autre sens... Cela montre bien à quel point les deux professions sont proches.
La fiction et la réalité sont souvent plus liées que ce que l'on nous laisse croire.
23 juillet 2008
Expériences sur Inférences
Voici quelques expérimentations graphiques pour le mod Inférences que je développe en ce moment avec Nico. Il s'agit de screenshots issus d'une map prototype sous Cryengine2 grandement inspiré par Abara pour son architecture. La majeure partie des bâtiments sont en solid (les BSP de Crysis), je n'ai pour l'instant modélisé que quelques objets et créé quelques textures, mais l'on perçois déjà l'orientation visuelle que risque de prendre Inférences.
Le projet est pour le moment en phase conception/prototypage, quand la mécanique de jeu et le scénario seront éprouvés et approuvés (dans le grande ligne tout du moins), nous communiquerons officiellement et donnerons plus de détails.
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You can see some graphic experiments for the mod Inférences wich I develop now with Nico. These are screenshots from a prototype map on Cryengine2 greatly inspired by Abara for its architecture. The most buildings are made with solid (Crysis's BSP), for now I only made some objects and textures, but you already can imagine the visual way that Inférences will take.
Project is for now in phase design/prototyping phase, when the mechanics of the game and the scenario
will be tested and approved (in the main line at least), we will
formally give more details.














