Une société de machines esclaves gouvernés par des comédiens.
Il suffit de regarder à quel point les campagnes électorales ressemblent aux campagnes promotionnelles de films ou d'albums de musique, comment à chaque débat politique ce ne sont pas tant les idées qui sont misent en avant et critiquées mais la manière dont elles sont présentées, pour ce rendre compte de la réalité de cette vision.
Etre un haut politique aujourd'hui c'est savoir séduire, faire entendre ce que le peuple veut entendre, soigner son image, se vendre comme étant le meilleur produit, le meilleur choix. Mais quel choix quand deux ans avant les présidentielles, on sait quels seront les deux "finalistes" : ceux dont la campagne publicitaire est la plus précoce, la plus couteuse.
Ce qui apparait du gouvernement, ce qui est mis en lumière, c'est une longue série télé avec ses moments forts, ses drames, ses rebondissements et dont les acteurs n'ont qu'un but directement visible, nous convaincre que ce qu'ils disent est vrai, qu'ils sont bien les personnages qu'ils incarnent et que d'une manière ou d'une autre, ils font les meilleurs choix pour le pays, pour nous.
Schwarzenegger est un bon exemple, l'acteur devenue politicien, Tapie est lui allé dans l'autre sens... Cela montre bien à quel point les deux professions sont proches.
La fiction et la réalité sont souvent plus liées que ce que l'on nous laisse croire.