28 septembre 2008
Chamanes d'Amazonie
Le 25 septembre dernier, Jeremy Narby a donné une conférence particulièrement intéressante sur son expérience auprès des indiens d'Amazonie péruvienne, à l'occasion de la sortie de Plantes et chamanisme co-écrit avec Jan Kounen et Vincent Ravalec.
Anthropologue, Jeremy Narby est parti en 1984 à la rencontre des indiens pour essayer d'endiguer l'exploitation outrancière de leur environnement par les grandes compagnies industrielles en démontrant qu'ils utilisaient leurs ressources de manière "rationnelle". Sa riche expérience après des peuples amazones et en particulier des chamanes élargit considérablement sa vision de la réalité, replaçant son ego d'être humain à l'échelle qui convient pour être capable d'écouter.
S'il est évident que nous ne sommes que des grains de poussière au sein de l'univers, nous l'oublions facilement, n'hésitant pas à nous octroyer le droit d'utiliser sans respect les ressources, animales, végétales ou minérales de notre monde. Allant jusqu'à les faire disparaitre négligemment pour notre propre confort. La majorité des scientifiques accordent tellement d'importance à l'analyse rationnelle, mathématique et empirique que les connaissances ancestrales des peuples vivant en harmonies avec la nature sont pillés et rabaissées au rang de superstitions sans importance. Ce qui arrange bien les industriels et les politiques pour justifier un mode de vie égoïste propice à l'expansion de la société de consommation, au prix de la destruction de notre environnement.
Nous avons beaucoup de choses à apprendre, sur nous même, sur notre monde et cette conférence fut une très bonne occasion d'écouter certaines leçons importantes des Amazones, rapportées et interprétées avec brio par Jeremy Narby.
Quelques extraits ci-dessous en provenance de l'INREES:
"Un jeune anthropologue face aux connaissances des indiens"
"Sa première expérience avec l'ayahuasca"
"Qu'est-ce que le chamanisme ?"
02 septembre 2008
Un été radioactif
Voici un petit aperçue des accidents nucléaires qui ont touché l'Europe cet été, ou en tout cas, des problèmes qui ont été rendus public...
Aller j'en profite pour rappeler qu'au fond des mers gisent des milliers de conteneurs prévus pour être imperméables à la radioactivité pendant un siècle ou deux quand les déchets sont nocifs pendant des centaines de milliers d'années, ou encore que la France a condamné la Polynésie à devenir une véritable décharge radioactive avec ses essaies de bombes.
Le nucléaire c'est bien, c'est propre, c'est l'avenir !
"En Belgique, un accident de niveau 3 s'est produit le 24 août à
l'Institut des radioéléments (IRE) de Fleurus. Comme d'habitude dès qu'il s'agit
de nucléaire, l'alerte a été donnée en retard, les conséquences ont d'abord été
minimisées par l'Agence fédérale belge de Contrôle nucléaire (AFCN), mais on
apprend aujourd'hui que la fuite radioactive est plus importante qu'annoncé au
départ et que la consommation des légumes du jardin et du lait est maintenant
interdite, en attendant peut-être de nouvelles révélations...
En
Espagne, un important incendie s'est déclaré, le 24 août aussi, à la
centrale nucléaire Vandellos II (Catalogne) qui est arrêtée depuis. Une
trentaine d'incidents ont eu lieu depuis le début de l'année dans les centrales
espagnoles. En avril dernier, on a appris qu'une fuite radioactive avait eu lieu
6 mois plus tôt (!) à la centrale d’Asco I (Catalogne) dont l'exploitant encourt
de lourdes sanctions.
En Allemagne à Asse, la population a appris
fin juin qu'une contamination de grande ampleur était en cours depuis des
années dans une mine de sel ou 126 000 fûts de déchets nucléaires ont été
stockés. La mine était présentée comme 'stable depuis 70 millions d'années' et
'quasi-imperméable', mais les déchets baignent aujourd'hui dans un véritable lac
souterrain dont la contamination menace de grandes nappes
phréatiques.
En Autriche, un incident s'est produit dans la nuit
du 2 au 3 août dans les laboratoires de l'Agence internationale de
l'énergie atomique (AIEA), à 35 km de Vienne. Ce n'est que par chance qu'un
accident grave n'a pas eu lieu.
En Ukraine, une fuite d'eau
radioactive a provoqué l'arrêt d'un réacteur à la centrale nucléaire de Rivné
(ouest de l'Ukraine) le 10 juin.
En Slovénie, une fuite
radioactive le 4 juin à la centrale nucléaire de Krsko a entraîné une
alerte européenne (les 26 autres pays de l'Union ont été contactés en urgence)
avant que la gravité de la situation ne soit minimisée, sans que personne ne
sache vraiment ce qui s'était passé.
La France, enfin, a été frappée cet été par de multiples incidents à la
Socatri-Areva (Bollène, Vaucluse ; grave fuite d'uranium le 7 juillet), à
la FBFC-Areva (Romans-sur-Isère, Drôme ; découverte le 18 juillet de
contaminations par une canalisation rompue depuis des années), à la Centrale
nucléaire EDF du TricastinSt-Alban (Isère ; 15 salariés contaminés le 20 juillet), à
nouveau à la Socatri-Areva (aveu le 6 août de rejets illégaux depuis des
semaines de carbone 14 radioactif) et à la Comurhex-Areva (Pierrelatte,
Drôme ; aveu le 21 août de contaminations par une canalisation rompue elle aussi
depuis des années)."
Sources : http://www.sortirdunucleaire.org/



